Les Chroniques Lunaires, tome 2 : Scarlet ♣ Marissa Meyer

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Les Chroniques Lunaires, Tome 2 : Scarlet de Marissa Meyer

Sortie : 7 novembre 2013     Editeur : Pocket Jeunesse     Pages : 476

 

❧ Le résumé :

« Depuis les lointaines étoiles jusqu’aux recoins d’une sombre forêt, les destins de Scarlet et de Cinder semblent liés. Alors que l’une cherche sa grand-mère mystérieusement disparue et que l’autre poursuit la quête de ses origines, la menace lunaire qui pèse sur l’humanité se renforce.
Cinder et Scarlet parviendront-elles à lui résister ? »

❧ Mon avis :

Attention, cet article contient des spoilers concernant le tome 1 !

Et c’est encore un coup de cœur pour ce deuxième tome des Chroniques Lunaires ! Celui-ci, à la différence du premier tome, a été lu dès réception du colis, suivit très rapidement par le tome 3, Cress (que j’ai tout aussi aimé). En fait, je crois que c’est un coup de coeur pour la saga entière, même si je ne l’ai pas encore fini, j’ai la profonde certitude que je ne serais pas déçue une seule seconde par les autres tomes. Mais, trêve de blabla, parlons pour le moment de ce tome 2, magnifique et haut en couleurs !

Nous retrouvons dans ce roman Cinder, bien entendu, alors qu’elle est faite prisonnière dans une des cellules de Néo-Beijing. Mais pas n’importe qu’elle prisonnière puisqu’elle doit être remise à la reine lunaire, Levana, afin de procéder à son châtiment qui n’est autre que la mort. En effet, la jeune cyborg se révèle être une lunaire, révélant ainsi la possible présence d’autres lunaires sur la Terre. Cependant, Cinder ne compte pas être remise entre les mains de Levana sans lutter puisque grâce aux objets cybernétiques qu’elle a reçu de la part du docteur Erland, elle va réussir à s’échapper de la prison de Néo-Beijing. Avec, sous le bras, un acolyte dont elle se serait bien passer : Thorne, qui se révélera bien plus utile qu’elle ne l’aurait cru… D’un autre côté, nous rencontrons pour la première fois Scarlet, une jeune femme qui vit en France et qui recherche désespérément sa grand-mère qui a disparu sans aucune raison, laissant derrière elle sa puce d’identification et sa petite-fille à laquelle elle tient tant. Pas un mot, pas une trace d’elle depuis de nombreux jours. D’autant plus que les autorités ne semblent pas réellement préoccupées de son sort. Scarlet va donc se débrouiller seule pour retrouver sa grand-mère. Son chemin va alors rencontrer celui de Loup, un jeune homme qui a de nombreux secrets…

« Au bas de l’écran défilait ce titre : UNE LUNAIRE S’ÉCHAPPE DE LA PRISON DE NÉO-BEIJING. CONSIDÉRÉE COMME EXTRÊMEMENT DANGEREUSE.
– C’est super ! s’exclama Thorne, lui assénant une claque dans le dos qui faillit la faire tomber. Ils n’auront pas le temps de s’occuper de nous s’ils ont une Lunaire en fuite sur les bras.
Cinder se détourna de l’écran, tandis que le sourire de Thorne s’effaçait.
– Attends. C’est toi, la Lunaire ?
– Et ça se prend pour un génie du crime. »

Tout comme le premier tome, le contexte est superbement bien fondé, tout est expliqué de façon claire et précise, nous ne nous perdons pas dans l’histoire alors que l’auteur travaille ici avec plusieurs personnages principaux qui ne sont pas, à première vue, destinés à se rencontrer. La plume de Marissa Meyer est à la fois simple et prononcée, fluide, et nous enchante dès les premiers mots. Elle arrive à faire vivre ses personnages à travers les mots, chacun ayant leur particularité, leurs faiblesses et leurs forces. Nous suivons à la fois Scarlet et Loup, en France, Cinder et Thorne, dans les étoiles, Kai et Levana, à Néo-Beijing  mais aussi, si je ne confond pas avec le tome 3, le Dr Erland, parti se réfugier en Afrique. Des chapitres tous aussi riches les uns que les autres, passant d’un pays à une galaxie.

J’ai beaucoup aimé les nouveaux personnages qu’introduit ici Marissa Meyer : Thorne, (pardon, Capitaine Thorne) qui est très drôle et si imbu de lui-même qu’il en devient attach(i)ant. Scarlet, une jolie rouquine qui ne se laisse pas faire et qui a une loyauté incommensurable auprès de sa grand-mère, sa seule famille. J’ai beaucoup aimé ses répliques lorsqu’elle répondait à Loup. Ce dernier, je l’ai adoré ! Typiquement le personnage masculin qui me plait : solitaire, renfermé, presque taciturne, un tatouage mystérieux, des cicatrices encore plus troublantes, et qui se décide tout de même a aider Scarlet. (Ah, et aussi beau garçon, ce qui ne gâche rien, n’est-ce pas ?). On en apprend toujours plus sur Cinder et le terrible secret qui entoure sa vie et son enfance. On vit avec elle ses doutes et ses inquiétudes. Levana est, quant à elle, de plus en plus présente et pressante, notamment avec Kai, jeune empereur de la Communauté Orientale, dont la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il doit en effet gérer la reine lunaire qui menace les terriens d’une guerre dont elle sera la seule gagnante, mais aussi Cinder, en qui il croyait pouvoir avoir confiance et qui est devenue l’ennemie publique numéro un de la Terre.

 « – C’est vous qui avez ma grand-mère, répéta-t-elle, plus lentement cette fois. Pas vrai ?
– Eh bien … pas sur moi, non. »

Le roman est bien entendu centré majoritairement sur l’aventure de Scarlet et de Loup, pourtant nous continuons à vivre au travers des autres personnages, ce qui est vraiment génial ! Scarlet va donc en apprendre beaucoup plus sur sa grand-mère, découvrir les terribles secrets qu’elle cache et pouvoir enfin mettre des mots sur des souvenirs auparavant indistinct de son enfance. Elle va aussi apprendre à faire confiance à son nouveau compagnon de voyage, Loup, qui en sait plus qu’il n’y parait sur la disparition mystérieuse de sa grand-mère. Malgré son apparence anormale, son attitude parfois incompréhensible, une sorte de romance va se former entre ces deux personnages. Je vous rassure, elle est complètement plausible et n’entache en rien l’histoire et la suite des aventures des deux comparses, au contraire ! Scarlet et Loup sont vraiment très mignons ensemble, c’est une jolie histoire qui naît entre eux, douce et bien plus puissante qu’ils ne le croient.

Pour conclure, ce tome 2 est une suite encore plus puissante que le tome 1 (si, si, c’est possible !). Je n’ai, pour ma part, trouver aucun défaut à ce roman. Tout de A à Z est parfait. L’histoire devient de plus en plus complexe tout en se dévoilant au fur et à mesure des pages. Nous en apprenons plus sur Cinder, sur son passé et ce qui fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Les volontés de Levana commencent à se fonder et la reine montre peu à peu son vrai visage, cruel, ambitieux, prêt à tout pour atteindre un but bien précis. Scarlet et Loup sont profondément attachants et s’avéreront très utile pour la suite des aventures de notre petite cyborg ! Aussi, nous retrouvons comme dans le premier tome, l’histoire du Petit Chaperon Rouge, liée sans prétention à celle de Scarlet, qui apporte le côté « magique » du roman et que j’apprécie énormément. Si vous hésitiez à lire la suite, n’attendez-plus, foncez !!!

« – Je sais que tu ne veux plus rien avoir à faire avec moi, dit-il d’un ton gêné. Je ne te blâme pas. (Il fit rouler ses épaules et lui lança un regard empli de regret.) Mais tu es la seule, Scarlet. Il n’y aura jamais que toi. »

❧ Ma note : 

coup de coeur

« – Femelle alpha, murmura-t-il. Ça me plait bien.
Radieuse, Scarlet haussa les épaules.
– Je crois que je pourrais me faire à cette idée. »

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The Renegades, Tome 1 : Wilder ♣ Rebecca Yarros

The Renegades, Tome 1 : Wilder de Rebecca Yarros

Sortie : 28 juin 2017     Editeur : Harlequin     Pages : 468 (lu en ebook)

❧ Le résumé :

Le marché semblait honnête : devenir la tutrice d’un étudiant en difficulté en échange d’une bourse qui permettrait à Leah de participer, tous frais payés, au prestigieux programme Study at Sea. Un an sur un paquebot sillonnant les océans. Une expérience académique de premier rang, mais aussi un défi, l’occasion rêvée de sortir de sa zone de confort. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est la personnalité de son élève. Paxton Wilder. Un regard d’acier, un corps parfait, recouvert de tatouages aussi intimidants qu’attirants, et un sulfureux parfum de danger. Leah sait qu’elle devrait garder ses distances, mais, chaque jour qui passe, le charme agit un peu plus… Amour. Trahison. Adrénaline. Le plus addictif des cocktails.

 Mon avis :

Cet avis va se détacher en deux parties bien distinctes : l’une, que j’ai adoré et que j’ai lu avidement, et l’autre que j’ai moins aimé et que j’ai lu avec un certains détachement. La lecture partait pourtant très bien : un livre new-adult que je lisais sans vraiment attendre quoique ce soit, pour me détendre et en parallèle avec d’autres lectures beaucoup plus sérieuses, dirons-nous. J’ai vraiment bien aimé ce roman jusqu’à environ la moitié, peut-être un peu plus. Et puis est arrivée la dernière partie et il y eu comme un détachement avec l’histoire. Je n’étais plus en phase et j’ai complètement décroché.

C’était pourtant très bien parti ! Leah, une étudiante avec de lourds secrets, commence un programme d’étude sur un bateau, tous frais payés en échange d’être la tutrice d’un des élèves suffisamment riche pour se payer la croisière. Etudier tout en voyageant et en découvrant des pays magnifiques, qui n’accepterait pas ? Pourtant, le voyage débute mal puisqu’elle est obligée d’embarquer seule, sans sa meilleure amie que devait l’accompagner. Mais Leah s’est inscrite à ce programme pour justement sortir de sa zone de confort, il est donc inenvisageable de s’arrêter avant d’avoir commencé. Elle découvre alors qu’elle est logée dans le plus grand confort et que l’élève qu’elle doit aider n’est autre que la raison de ce programme : Paxton Wilder, un étudiant très doué pour les cascades en tout genre mais beaucoup moins en ce qui concerne ses notes. Leah va alors devoir affronter ses plus grandes peurs tout en luttant contre l’attirance semble-t-il réciproque qui s’exerce entre Paxton et elle.

Ce qui m’a charmé en premier lieu dans ce roman, c’est l’originalité du contexte, certes peu réalisable, mais qui changeait de tout ce qu’on voit dans les NA. C’est aussi le sujet abordé : les sports extrêmes que Paxton pratique. Les descriptions de ces sports sont très bien faites et on est plongé dans un saut en parachute ou un saut en tyrolienne comme si nous étions en tandem avec Paxton. Ce dernier est l’un des leader du groupe Renegade qui produit un documentaire de leur quotidien… extrême ! Bien-sûr, puisque c’est un NA, une attirance se créée entre les deux protagonistes. Seulement, Paxton est tout ce dont Leah a le plus peur : le danger, l’extrême et surtout la hauteur. Qui plus est, Paxton lutte contre cette attirance car il sait qu’il ne peut pas y avoir autre chose qu’une complicité platonique entre sa tutrice et lui. Si jamais leur relation tournait au vinaigre, la situation serait dramatique pour lui : plus de croisière et donc plus de cascades. Pourtant, la passion réussit à les réunir et ensemble ils devront faire face à leurs plus grands démons.

« – Quand tu lis un livre, tu commences par la fin, Leah ? Laisse-toi aller. Fais nous confiance. On verra ce que ça donne. Pour moi aussi, tout ça est nouveau, je n’ai jamais eu vraiment de relation de couple, mais je suis prêt à tenter l’expérience.
Il m’a tendu la main, mais j’ai reculé. Lui il gagnait sa vie en prenant des risques, alors, bien sûr, il était prêt à en prendre aussi en amour. Pour moi, c’était plus compliqué. »

Le fait que j’ai complètement décroché durant la dernière partie du roman vient sûrement des personnages : autant je les appréciais durant le début du roman, autant ils ont perdu des points quant à la fin. Commençons par Leah. C’est une jeune femme directe, qu’on pourrait qualifier de réservée sans toute fois être timide. Elle dit les choses comme elles viennent et quand elles viennent. Mais son lourd passé l’empêche de s’épanouir vraiment, aussi bien physiquement que mentalement. En effet, Leah a de nombreuses cicatrices encore ouvertes. J’ai bien aimé son personnage même si ce n’est pas non plus mon personnage préféré. Il y a avait quelque chose, je ne saurais dire quoi, qui me dérangeait chez elle et qui s’est vérifié à la fin.

Au contraire, j’ai beaucoup aimé Paxton : même s’il joue le mec prétentieux et beau-goss quand il est dans la peau de Wilder, il devient doux et compréhensif en étant Paxton. Il est canon et il pratique des sports qui le mettent constamment en danger, pourtant il reste lucide et logique. Il n’est pas trop tête brûlé et comprend très vite qu’il ressent quelque chose de fort pour Leah. C’est un personnage réellement attachant, qui ne s’y prend pas toujours de la bonne manière mais qui a un bon fond.

Vous allez donc me demander ce qui m’a dérangé dans ce roman ? Eh bien, je pense que c’est le manque de réalisme qui m’a fait décroché au bout d’un moment. Au début, c’est acceptable, on se dit que ce n’est pas trop grave et qu’après tout, les romans NA sont là pour nous faire rêver d’une magnifique histoire d’amour comme on en vit rarement. Mais beaucoup d’éléments se retrouvaient au fil des pages : le fait que Leah soit toujours en situation de danger, à trois ou quatre reprises, et qu’elle revive constamment son traumatisme par pures coïncidences. J’ai aussi trouvé que certains dialogues n’étaient pas très naturels.

Pour conclure, je dois dire que j’ai réellement vécu cette lecture en deux phases bien distinctes. L’une, addictive, l’autre un peu trop grosse à avaler. Le manque de réalisme et la présence de nombreux clichés propres au genre m’ont laissé un goût de trop dans la bouche. On découvre de très beaux paysages et on plonge dans des aventures que, personnellement, je ne pourrais vivre  qu’à travers les mots (le saut dans le vide, très peu pour moi !). Cependant, ce roman reste une jolie histoire d’amour pour qui aime le NA et un bon livre pour se détendre d’une lecture difficile, ou tout simplement pour passer un bon moment !

« – Tu me jures que ça ira ? ai-je repris.
– Je te le jure.
– Tu en es bien sûr ? Parce que j’ai vu un film où un père et son fils faisaient du parachute ascensionnel — enfin, c’était son beau-fils, mais c’est pareil. La corde a cassé, ils ont été projetés dans la jungle et le père est mort.
L’homme qui bouclait mon harnais a retenu avec peine un sourire. Paxton m’a regardée fixement, les yeux plissés.
– C’était dans Jurassic Park ?
– Oui, et alors ? C’était quand même du parachute ascensionnel.
– Si je me souviens bien, la corde n’a pas cassé, c’est un dinosaure qui l’a coupée avec ses dents.
– Et alors ?
Il m’a prise par le menton, et j’ai aussitôt fondu.
– Il n’y a pas de dinosaures à Barcelone. Ça va bien se passer, Leah. »

❧ Ma note :
j'ai apprécié

« Wilder, je pouvais l’ignorer. C’était un frimeur et un badass qui ne pouvait que me faire souffrir. Je n’avais aucune envie de l’approcher. Mais face au gentil Paxton, j’étais sans défense.
Et ça le rendait encore plus dangereux. »

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Les Chroniques Lunaires, tome 1 : Cinder ♣ Marissa Meyer

Cinder

 

Les Chroniques Lunaires, Tome 1 : Cinder de Marissa Meyer

Sortie : 7 mars 2013     Editeur : Pocket Jeunesse     Pages : 413

 

❧ Le résumé :

« MÊME DANS LE FUTUR,
LES HISTOIRES COMMENCENT PAR « IL ÉTAIT UNE FOIS… »

À New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire un paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare les robots et sa famille adoptive. À seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches les plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre. 
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

 Mon avis :

Ce roman – cette série toute entière – est un véritable coup de cœur ! J’en avais lu beaucoup de bien sur la blogosphère, je l’ai acheté et j’ai attendu plusieurs mois avant de me plonger dedans… Pour le lire en quelques jours seulement ! Il est de ces livres qui vous empêche de penser à autre chose et qui vous tient éveillé jusqu’au petit matin. J’ai régulièrement des coup de cœurs pour les romans, je suis assez « facile » de ce côté-là, mais pour ce roman je peux vous assurer que c’est le top du top, la crème de la crème, le super coup de cœur qui dépasse tous les autres, et de loin !

Après cette éloge franchement méritée, je vais essayer de vous faire une chronique qui ne va pas à vau-lau et qui ne se confond pas avec les autres tomes car, oui, j’ai directement enchaîné avec le tome 2 et 3 (soit Scarlet et Cress), du coup ça se mélange un peu dans ma petite tête. Ainsi, dans Cinder, l’histoire débute avec Cinder (je vous étonne, n’est-ce pas ?!), l’héroïne de ce roman et des Chroniques Lunaires. On apprend au bout de quelques pages qu’elle est une cyborg soit une humaine modifiée physiquement : une jambe et une main en métal viennent remplacer ses membres d’origines. On comprend donc très rapidement que le contexte de ce roman est futuriste : la Terre a subi de nombreuses guerres Mondiales et a été complètement reconstruite. Cinder n’a plus de parents et vit depuis ses onze ans dans une famille qui l’a adopté : sa marâtre et ses deux sœurs, dont Peony avec qui elle s’entend très bien. De plus, Cinder a de grandes capacités en matière de mécanique ce qui lui permet de réparer une multitude de choses (dont les androïdes, robots ayant une intelligence artificielle) et de vendre plusieurs pièces au marché de sa ville. Son quotidien plutôt ennuyeux va basculé lorsque Kai, le prince de la Communauté en personne va demander à ce que la meilleure mécanicienne de Néo-Beijing répare son androïde…

« Elle attendit que l’ombre de Kai ait disparu de l’établi pour se risquer à scruter la place. La présence du prince semblait être passée inaperçue. Cinder s’autorisa à se détendre. Iko roula jusqu’à elle en croisant les pinces sur sa poitrine.
– Le prince Kai ! Tu veux bien vérifier mon ventilateur ? J’ai l’impression d’être en surchauffe. »

J’ai profondément adoré le contexte de ce roman : d’habitude, je ne suis pas une amoureuse inconditionnelle des romans futuristes mais là, j’ai tout de suite accroché. Le côté science-fiction est lié à quelque chose de presque magique puisque la Terre cohabite avec les habitants de la Lune, les Lunaires donc, qui ont un don vraiment pas très sympathique. Mais je vous laisse découvrir cela par vous-même ! De plus, règne entre la Terre et la Lune une guerre pour le moment muette, mais la reine lunaire risque à tout moment de mettre un terme au cessez-le-feu. C’est donc un climat assez sensible, d’autant plus qu’une épidémie menace chacun des habitants de la planète bleue. Ainsi, l’intrigue est réellement riche, avec pleins de rebondissements… On ne s’ennuie jamais !

J’ai beaucoup accroché avec Cinder. C’est une jeune fille forte, avec une bonne dose de courage, d’empathie et une pointe de sarcasme qui m’a complètement fait craqué ! Malgré le fait que sa deuxième sœur et sa mère adoptive la considèrent comme le larbin de service, bonne à réparer la climatisation et ramener de l’argent, elle continue sa vie et entretient l’espoir secret d’un jour avoir une vie meilleure. On la découvre au fil du roman, ses failles et ses faiblesses, qui la rendent profondément humaine malgré les mécanismes qui cohabitent avec son cerveau. J’ai adoré Peony, mignonne et idéaliste. Elle est le seul soutien à Cinder, outre Iko, l’androïde qui accompagne Cinder. Iko est vraiment très drôle et très expressive. Je me suis étonnée d’apprécier très rapidement l’androïde qui n’est au final qu’une intelligence artificielle dans une toute petite puce. Quand à Kai, le prince de la Communauté Orientale, il est touchant, drôle et beau gosse. Un super mélange qui fera chavirer votre petit cœur comme il le fait avec toutes les filles de Néo-Beijing, dont une en particulier…

« – Vous ne savez pas danser, n’est-ce pas ?
Cinder le dévisagea, prise de vertige.
– Je suis mécanicienne.
Il haussa les sourcils d’un air moqueur.
– Croyez-moi, j’avais remarqué. C’est du cambouis, sur les gants que je vous ai offerts ? »

Cepndant, le début de l’amourette entre Cinder et Kai ne vient pas entacher l’histoire, au contraire, il va même contribuer au déroulement de l’intrigue. La romance apporte ici une petite touche de douceur dans ce monde où la paix reste tangible. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que Levana, la reine lunaire, soit une vraie méchante, cruelle et sans pitié tout en étant, il faut bien l’avouer, d’une élégance incroyable.

Pour conclure, ce livre sera un véritable régal entre les mains de quiconque aime la science-fiction ou alors les contes revisités. Car, en effet, l’auteure s’appuie ici sur les contes de Grimm que tout le monde connait : Cendrillon, Le Petit Chaperon Rouge, Raiponce et Blanche-Neige. C’est avec une plume soignée et agréable à lire que l’on retrouve Cendrillon mêlée à de la science-fiction sans pour autant que le conte vienne entacher la véritable histoire de ce roman. C’est utiliser sciemment, à petite dose et je dois dire que j’ai été bluffée par le travail de l’auteure ! Réussir à utiliser un conte aussi connu et aussi balèze (pardonnez-moi l’expression) tout en réussissant à faire quelque chose d’original et d’aussi addictif… Chapeau-bas !

« Elle se souvenait de la façon dont elle avait évité son regard, comment il s’était penché en avant, l’avait obligée à lever les yeux vers lui, et lui avait souri.
Là.
Cet instant. Ce sourire.
Encore et encore. »

❧ Ma note : 

coup de coeur

« – Je n’en sais rien. Je ne me souviens plus de rien avant mon opération.
Il haussa les sourcils. Ses yeux bleus parurent absorber toute la lumière de la pièce.
– Votre opération cybernétique ?
– Non, mon changement de sexe.
Le sourire du médecin s’effaça.
– Je plaisante. »

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The Girl at Midnight, tome 1 ♣ Melissa Grey

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The Girl at Midnight de Melissa Grey

Sortie : 26 juin 2015                    Editeur : Pocket Jeunesse                    Pages : 320

❧ Le résumé :  

« Sous les rues de New York, cachés aux yeux du monde, vivent les Avicens, une ancienne race d’êtres mi-homme mi-oiseau. Aucun humain ne les a jamais vus. À part Echo. Lorsqu’elle était enfant, les Avicens l’ont recueillie et à présent, âgée de 17 ans, elle joue pour eux les pickpockets à la surface. La jeune fille est maline, audacieuse, voir même insolente, mais surtout, loyale à la seule famille qu’elle connait.
Alors quand la guerre contre les Drakharins, un peuple mi-homme mi-dragon, menace à nouveau, Echo accepte sans hésiter la mission qu’on lui confie : trouver l’Oiseau de Feu, un artefact magique que l’on dit chargé d’un très grand pouvoir. Mais la jeune fille n’est pas la seule à convoiter l’objet, et Caïus, l’étrange jeune homme qui accepte de l’aider pourrait bien être la plus grande menace pesant sur cette mission… »

 Mon avis :

Faisons cours : j’ai littéralement dévoré ce roman. Je l’ai fini en l’espace de quelques jours, et encore, je me donnais des restrictions (je n’aime pas lire les romans trop rapidement, j’ai l’impression de ne pas les avoir appréciés à leur juste valeur). Ce que j’ai le plus aimé ? L’originalité du fantastique : des hommes-oiseaux, je n’en avais encore jamais vu. Ce que j’ai le moins apprécié ? 320 pages, ça se lit beaucoup trop vite ! J’ai bien aimé aussi les personnages, qui sortent un peu des stéréotypes que nous avons l’habitude de voir dans les romans fantastiques. De plus, le roman n’est pas mollasson : les personnages sont à la quête de l’Oiseau de Feu ce qui engendre une histoire qui ne met pas de temps à démarrer et qui reste haletante durant tout le roman.

Je me rends compte que cela fait un an (!!) que j’ai déjà lu ce livre… Mes souvenirs ne donc pas très frais mais je vais faire du mieux que je peux ! L’histoire débute plusieurs années en arrière, alors qu’Echo est une jeune fille orpheline qui se cache dans une bibliothèque afin d’y vivre et de ne pas être mise dans un orphelinat. C’est alors qu’un soir, elle tombe sur une créature étrange et digne des romans avec lesquels elle s’endort : une femme mi-humaine, mi-oiseau. Cette dernière prend la petite Echo sous son aile (vous avez remarqué ce magnifique jeu de mots ?!). On les retrouve ensuite quelques années après. Echo est une presque jeune femme de dix-sept ans avec comme passe-temps favoris (après la lecture) : être pickpocket. Mais, alors qu’elle croyait voler un quelconque objet sans grande valeur, elle se retrouve incombé d’une mission à la fois périlleuse et dangereuse : trouver un objet d’une puissance incommensurable. Malheureusement, Echo n’est pas la seule à vouloir mettre la main sur l’Oiseau de Feu. Le peuple des Drakharins, ennemis des Avicens, veut aussi obtenir le pouvoir de cet artefact.

Ce qui m’a tout d’abord charmé dans ce roman c’est la couverture, splendide je trouve, et surtout l’originalité de l’intrigue. Les dragons, j’avais déjà vu, mais les hommes-oiseaux, c’était la première fois que j’en entendais parler. Et je n’ai vraiment pas été déçue ! L‘intrigue est belle et bien originale, elle change complètement de ce que l’on peut voir dans le fantastique ou le bit-lit avec des créatures qu’on a l’habitude de côtoyer. De plus, l’auteure nous plonge dans le vif du sujet, comme on dit, dans les tout premiers chapitres tout en installant le contexte des deux tribus différentes, la guerre ancestrale qui les oppose. On tombe très rapidement sous le charme de ces nouvelles créatures : des hommes-oiseaux et des hommes-dragons, très bien décrit, ce qui nous permet de faire facilement travailler l’imaginaire pour obtenir un résultat plus que convaincant.

« Quand la fillette sourit, l’Ala compris qu’elle ne rentrerait pas seule au Nid ce soir-là. Elle était venue à la bibliothèque en quête d’espoir. A la place, elle avait trouvé une enfant… et il lui faudrait des années pour comprendre que c’était presque la même chose. »

J’ai aussi adoré les personnages. Echo est une jeune fille spontanée, qui agit avec une grande logique, tout en gardant une sensibilité touchante et presque réconfortante. C’est une tête brûlée qui a des sentiments et qui ferait presque tout pour aider sa famille d’adoption, la seule qui l’a jamais aimé. Malgré sa différence avec le peule des Avicens, elle est acceptée par quasiment tout le monde (il faut bien qu’il y est des méchants dans l’histoire, non ?), dont une jeune fille nommée Ivy, sa meilleure amie. Pour autant, elle reste une humaine pure souche et ne se sent pas forcément à sa place auprès des êtres dotés d’ailes et de plumes. Aussi, quand elle découvre qu’elle peut aider son peuple à stopper la guerre qui les oppose au clan ennemi, les Drakharins, elle fera tout pour y parvenir, même à se liguer avec un jeune homme étrange dont elle ne connait presque rien, Caïus. Ce dernier est tout simplement parfait : beau, énigmatique, touchant. Outre les joutes et les piques entre les deux personnages, une réelle complicité naît entre eux. Des sentiments vont apparaître, bien entendu, mais cela reste plausible, non pas tombé des nues comme on peut le voir parfois. Je ne vous en dis pas plus sur Caïus et vous laisse découvrir ce personnage i-rré-sis-tible ! J’ai aussi adoré Ivy, toute mignonne, et Dorian, garde de Caïus, d’une froideur attachante.

Le roman regorge d’humour, d’amour et de rebondissements. La plume de l’auteure est fluide, sans trop de chichis qui auraient pu nuire à la lecture, juste et agréable à lire. La magie est présente à chaque page, au figuré comme au propre. Il y a plein d’autres personnages à découvrir, d’autres secrets à percer, mais je vous laisse le soin d’y remédier ! Parce que des choses, il s’en passe dans ce roman !

« Tout à coup, la pièce s’illumina. Sur le seuil, un sorcier fixait la jeune voleuse de ses prunelles blanchâtres, seul signe qui le distinguait des véritables humains
– La main dans le sac.
– Ce n’est pas ce que vous croyez.
– Ah bon ? Parce qu’on te dirait prête à me cambrioler
– D’accord, vous avez raison. (Elle fixa un point derrière lui.) Oh, la vache ! C’est quoi, ça ?
Le propriétaire lorgna un instant par-dessus son épaule, ce qui suffit à Echo pour fourrer la boîte à musique dans son sac et foncer vers la sortie en le bousculant. »

Pour conclure, c’est un livre que je conseille à tous ceux qui aiment de près ou même de loin le fantastique et le bit-lit. On quitte les standards de ces genres pour notre plus grand bonheur. Bien-sûr, il y a certains éléments qu’on retrouve mais à mon sens, ils n’entachent absolument pas l’originalité du livre. Et oui, j’insiste sur le mot « originalité ». On tombe très rapidement sous le charme des personnages principaux mais aussi secondaires (qui ne servent pas de plantes vertes mais sont bels et bien utiles, voire même beaucoup, à l’intrigue). Et, bien évidemment, on tombe amoureux en seulement quelques secondes du pairing Echo/Caïus. Oh, et est-ce que je vous est dit que ce roman est très drôle ? (Merci Echo !). Mon Dieu, ce roman est tout simplement un coup de cœur que vous aurez terminé aussi vite que vous l’aurez commencé !

« Lorsqu’il lui replaça une mèche derrière l’oreille, Écho éprouva dans le ventre un tas de drôles de choses que, même sous la torture, elle aurait catégoriquement refusé d’avouer.
– Sois prudente, d’accord ?

– Mon deuxième prénom, c’est Prudence.
[…]
– Je croyais que ton deuxième prénom était Danger.
– C’était la semaine dernière. »

❧ Ma note : 

coup de coeur

 « Les couleurs étaient différentes, les choses n’avaient plus la même odeur et elle entendait des sons auxquels elle n’aurait jamais prêté attention auparavant. Elle croyait découvrir le monde pour la première fois. »

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Elinor Jones, tome 1 : Le bal d’Hiver ♣ Algésiras et Aurore Demilly

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Elinor Jones, Tome 1 : Le Bal d’Hiver de Algésiras & Aurore Demilly

Sortie : 27 janvier 2010          Edition : Soleil          Pages : 48

 Le résumé :

Miss Bianca sait tout faire.
C’est grâce à elle si trois fois par an, les bals Tiffany sont devenus les soirées les plus courues d’Angleterre. Les Tiffany seront bientôt une société de renommée mondiale. Bianca ira très loin, Miss Jones, et à ce moment-là, nous verrons qui a eu assez de force et de volonté pour la suivre.

 Mon avis :

Mon avis sur cette BD est assez mitigé. D’un côté, j’ai adoré les dessins tous aussi splendides les uns que les autres, mais d’un autre, j’ai été déçue par la légèreté avec laquelle le sujet pourtant poignant de l’anorexie a été abordé. Pour autant, j’ai passé un agréable moment. Les dessins sont harmonieux, dans des tons pastels parfois chaud, parfois froid, qui émerveillent nos pupilles.

L’histoire débute durant l’époque victorienne en Angleterre où une jeune couturière, Elinor Jones, est employée au sein de la grande famille Tiffany, très connue par les majestueux bals qu’elle réalise à chaque saison. Ainsi, on découvre en même temps qu’Elinor la maison des Tiffany et surtout Bianca, la cadette de la famille qui réalise les plus belles robes d’Angleterre. Cependant, Elinor va vite se rendre compte que le monde des couturières est rude et que Miss Bianca n’est pas aussi mignonne qu’elle n’y parait.

Pour ma part, si je trouve que le contexte de l’histoire est vraiment très chouette, je n’ai pas vraiment apprécié la manière dont la maladie d’Elinor est abordée. On comprend très rapidement que quelque chose cloche chez elle puisqu’elle mange quasiment jamais et travaille énormément. Cependant, je pense qu’une jeune fille (ou garçon) lisant cette BD ne comprendra pas très bien ce qui lui arrive puisque jamais le mot « anorexie » n’est prononcé. C’est pourtant une BD jeunesse, axée donc vers cette tranche d’âge. Qui plus est, aujourd’hui, l’anorexie touche de plus en plus de personnes et de plus en plus tôt. J’aurais vraiment aimé que le sujet soit approfondi. Après, je vous l’accorde, ce n’est que le premier tome, mais ayant déjà fini le deuxième, ma déception est toujours au même point. Malgré tout, je peux comprendre que les auteurs n’aient pas vraiment développé le sujet puisque l’histoire ce déroule durant le dix-neuvième siècle où on peut supposer que la maladie n’était pas vraiment diagnostiqué et/ou traité.

« – Du gui argenté. Il y en a plein la forêt, qu’est-ce que tu veux que j’en fasse ?
– Bouquets.
– Si tu m’avais écouté, tu m’aurais laissé convaincre madame de faire importer des fleurs fraîches du sud, au lieu de ces plantes ordinaires. Mais bien sûr il a fallu que madame cède à tes idioties, et voilà avec quoi on se retrouve.
– Hiver c’est plantes d’hiver. Pas fausses fleurs poussées ailleurs.
– Hmph.
– Vous avez raison sur les plantes d’hiver, monsieur Heng. Je suis sûre que ce sera magnifique. »

Au contraire, j’ai vraiment beaucoup aimé les dessins qui nous transportent réellement dans une autre époque et dans un autre univers, celui des bals et donc, des belles robes. Etant légèrement (oui, juste ça) coquette sur les bords, j’ai passé quelques secondes de plus a admiré les dessins des robes qui sont merveilleux. J’ai aussi bien aimé le fait de montrer l’envers du décors qui, on se doute, était déjà compliqué en ce qui concerne la mode. Le fait que la chef couturière, Miss Bianca, soit une jeune fille autoritaire qui ne se gêne pas pour donner des ordres fichtrement sympathique (ironie quand tu nous tiens) ajoute une vraie dureté quand aux conditions des couturières. Cependant, elles ne sont pas maltraités, quoique l’état dégradant d’Elinor nous mène à nous questionner…

En ce qui concerne les personnages, je n’ai pas vraiment accroché avec celui d’Elinor ou du moins, je n’ai pas réussi à la cerner puisqu’elle reste relativement effacée tout au long de l’histoire malgré qu’elle soit le personnage principal. Au contraire, j’ai bien aimé Siam et Abel, le frère de Bianca, qui entretiennent une relation et qui sont les premiers à comprendre ce qui arrive à Elinor et qui essaient de l’aider. Abel cache un lourd secret qu’on apprend à la fin de la BD, ce qui nous permet de mieux le comprendre et d’appréhender l’histoire d’un autre angle.

« Bianca : Abel, voici notre nouvelle couturière, Elinor Jones. Elinor, Voici mon frère, Abel Tiffany.
Elinor : Bonjour, Monsieur.
Abel : Elle n’est pas bien épaisse. Elle ne tiendra jamais le coup.
Bianca : Il faudra vous y habituer. Il est toujours comme ça. »

Pour conclure, j’ai passé un bon moment malgré ma déception quand au sujet abordé. Je pense que les auteurs auraient pu mieux l’aborder. Les dessins sont splendides et nous plongent dans une époque victorienne qui nous en met plein les yeux ! N’étant plus une enfant, j’ai lu cette histoire avec les yeux et la maturité d’une (presque) jeune adulte, d’où les points négatifs reprochés. Cependant, je pense que pour les enfants, c’est une bonne manière d’aborder le sujet de l’anorexie, qui devra pour autant être approfondie par les parents. Une jolie histoire qui s’annonce beaucoup plus triste dans les prochains tomes avec de merveilleux dessins au rendez-vous !

❧ Ma note : 

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« Nous sommes des couturières, c’est aussi ma fierté, et au bal je veux apparaître comme telle. Nous ne pouvons pas être mieux habillées que les invités, tu comprends ? »

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Chloe’s Books and Co

The Book of Ivy, tome 1 ♣ Amy Engel

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The Book of Ivy, Tome 1 de Amy Engel

Sortie française : 5 mars 2015        Edition : Lumen          Pages : 345

❧  Le résumé : 

Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ?

À la suite d’une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s’est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s’est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu. Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
Cette année, mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L’objectif, c’est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu’un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu’un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu’en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. Mon destin est scellé depuis l’enfance.
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.
Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? The Book of Ivy est le premier roman d’Amy Engel, à la fois suspense insoutenable, dystopie cruelle et histoire d’amour torturée.

❧ Mon avis :

Cela fait un petit moment que j’ai lu The Book of Ivy mais ce n’est pas pour autant que je l’ai oublié. Ce qui est un bon point puisque j’ai tendance à confondre – voire complètement oublier – les romans qui ne m’ont pas vraiment plu, ou du moins qui n’ont pas réussi à sortir du lot. The Book of Ivy est une dystopie qui change, avec une héroïne attachante et une histoire différente des autres. Bref, un régal à dévorer !

Dans des Etats-Unis complètement dévastés, une petite population a réussi à survivre et à s’agrandir, protégeant leur territoire par des barrières de long en large. Une véritable forteresse. Qui plus est, deux grandes familles mènent une guerre passive et silencieuse au sein de cette nouvelle communauté. Les Westfall et les Lattimer. Les Westfall essaient de mettre en place une révolution tandis que les Lattimer, dont le chef de famille est le nouveau président, s’occupent de maintenir une certaine paix au sein de cette ville. Pour cela, le moindre écart est puni et des mariages arrangés ont lieu chaque année pour maintenir une cohésion entre les anciens adversaires. C’est en partie contre cela que la famille d’Ivy Westfall se bat. Cette année, le tour d’Ivy est arrivée, et il ne s’agit pas de n’importe quel mariage puisqu’elle doit épouser le fils du président, Bishop Lattimer. Mais en arrière plan se trame un complot : Ivy devra tuer le jeune homme, coûte que coûte.

J’ai tout simplement adoré l’originalité du roman ! N’étant pas une très grande fan des dystopies en tout genre que l’on peut voir un peu partout en ce moment, celle-ci avait l’air de changer, d’être différente des autres. Il ne s’agissait pas de jeux mortels, ni de guerre à proprement parler. Au contraire. Même si le résumé présente le roman comme une sorte de rivalité entre deux clans, il s’agit majoritairement des Westfall que des Lattimer. Ces derniers essaient tant bien que mal de maintenir la paix et ce par des manières parfois peu éthiques mais pas pour autant cruelles. En avançant petit à petit dans la lecture, on comprend très vite qu’il s’agit d’une tout autre rivalité qui oppose les deux familles. Bien-sûr, les mariages arrangés ne sont pas pour le mieux et expulser certains délinquants en-dehors de la ville, pas la meilleure solution. Parce que l’un des gros problèmes réside aussi là : personne ne sait ce qui se trouve au-delà des barrières, malgré des recherches qui n’ont pas abouti. En fin de compte, on se retrouve plongé dans un guerre qui nous – me – paraissait parfois désuète, hors de propos. Et petit à petit, Ivy ouvre les yeux. Cependant, poussée par un devoir de famille, elle se retrouve à exécuter des choses qu’elle ne voudrait pas forcément faire…

« Est-ce que tu es heureuse, Ivy ? » demande-t-il, me surprenant.
De toute ma vie, je ne crois pas que quelqu’un m’ait jamais posée cette question. »

Ce qui me fait venir à mon deuxième point : un profond sentiment de frustration se dégageait quand je lisais. Parce que j’avais envie de prendre Ivy par les épaules, de la secouer et de lui faire entendre que ce devoir qu’elle s’obligeait à faire était presque niais. Mais en même temps, je la comprenais. Après tout, il n’y a rien de plus fort que l’amour de notre famille, si ? Du coup, on est plongé dans les sentiments partagés d’Ivy et les révélations qui nous font petit à petit ouvrir les yeux. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Ivy. Je me suis presque identifiée à elle. Sa façon d’être fermée aux autres, la manière dont elle veut cacher ses sentiments, le fait d’obéir contre son gré pour l’amour de son père… Je la comprenais complètement ! La relation qu’elle entretient avec sa sœur m’a donné un pincement au cœur : on voit qu’Ivy voudrait être plus proche d’elle mais malheureusement elles ne se comprennent pas et sont trop différentes l’une de l’autre. Ivy est un personnage complexe qui voit un peu plus loin que le bout de son nez tandis que sa sœur suit les règles que son père a instauré, sans chercher à comprendre ni à trouver d’autres solutions.

Bishop est l’un de ces personnages qui vous fait craquer dès les premières pages. C’est le genre idéale, vous voyez ? Doux, attentionné, gentil, drôle, confiant… Bref, à épouser sur-le-champ ! C’est d’autant plus compliqué de suivre les épreuves d’Ivy. Comme elle, on le découvre petit à petit et chaque lignes nous attachent un peu plus à lui. Alors, quand la réalité revient au galop et qu’on se rend compte qu’elle va devoir tôt ou tard le tuer… On veut taper des pieds et pleurer telle une petite fille capricieuse parce que, non, Bishop est trop parfait pour mourir à cause des mauvaises décisions d’un autre.

« Un type qui ne veut pas mentir, marié à une fille qui ne peut pas dire la vérité. S’il existe un dieu, il a un sens de l’humour plutôt tordu ! »

Pour finir, je trouve que ce roman nous plonge réellement dans un rythme haletant ! On est rapidement attaché à Ivy et Bishop si bien que le dénouement est intenable. Bishop va-t-il mourir ou Ivy va-t-elle renoncer à sa famille, et le sauver ? J’ai beaucoup aimé la façon dont leur relation se forme : d’abord amis puis confidents. Les sentiments apparaissent doucement mais sûrement, comme on dit. On voit réellement les choses se former. Et mon Dieu, je veux un Bishop-bis, moi aussi, haha ! L’histoire est pleine de rebondissements et on ne s’ennuie pas avant la dernière page lue. Un roman qui plaira sans aucun doute aux amoureux de dystopies et aux autres, j’en suis la preuve vivante ! (Oui, parce qu’il faut savoir que je n’ai jamais réussi à lire Hunger Games ou Divergente… vous voyez ?)

« L’amour, c’est brouillon, c’est compliqué, et c’est une erreur de refuser sa magie aléatoire. »

❧ Ma note : 

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« Une fois, Bishop m’a demandé qui je voulais être. Je crois que maintenant, je connais la réponse. Je veux être une personne assez forte et courageuse pour prendre des décisions difficiles. Mais je veux être assez juste et aimante pour prendre les bonnes. »

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Angelfall, Tome 1 : Penryn et la Fin du Monde ♣ Susan Ee

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Angelfall, tome 1 : Penryn et La Fin du Monde de Susan Ee

Sortie française : 3 avril 2014          Edition : Fleuve Noir          Pages : 405

❧ Le résumé : 

Les anges ne sont pas ce que l’on croit.
Il détruisent le monde, éradiquent l’espèce humaine.
Dans San Francisco dévasté, Penryn, 17 ans, doit sauver sa jeune sœur, enlevée par ces monstres.
Sa seule solution : forcer l’un d’entre eux à l’aider… Raffe, privé de ses ailes, voit dans cette alliance contre-nature son dernier espoir.
Une jeune femme et son pire ennemi se trouvent liés malgré eux.

Une relation dangereuse…
Mais jusqu’à quel point ?

❧ Mon avis : 

La première chose que j’ai envie de vous dire concernant ce roman est… Enfin ! Pourquoi ? Tout simplement parce que ça fait déjà une semaine et demi que je veux vous écrire cet avis mais que je ne trouve jamais le temps ! Pourtant, mon emploi du temps n’est des plus chargé mais je me suis laissée emporter par les événements et… Voilà, la chronique a une semaine et demi de retard. Pas de quoi s’alarmer non plus, certes, mais tout de même. Bref, je m’égare ! Ce premier tome d’Angelfall a été une véritable surprise pour moi. Je ne m’attendais pas du tout à ce genre d’histoire, à cette violence. Il faut dire que quand on vous parle d’ange, vous avez le côté positif qui vient tout de suite en tête et c’est avec cette idée que j’ai commencé à lire ce roman. Croyez-moi quand je vous dis que je suis tombée des nu !

On commence donc l’histoire en étant plongé dans un monde post-apocalyptique où le chaos et la violence règnent. Un maître mot : survivre. Et Penryn, aînée de la famille, doit en plus s’occuper de sa petite sœur handicapée et de sa mère schizophrène. Le monde, vaincu par les anges, est devenu le lieu le plus dangereux qu’il soit : pour survivre, Penryn et sa petite famille doivent aller de maisons en appartements pour dénicher de quoi manger. Seulement, de nombreux gangs se sont formés et prennent petit à petit possession de la ville. La jeune fille de 17 ans décide donc de sortir en pleine nuit, avec sa mère et sa sœur, pour rejoindre un lieu beaucoup moins touché par la violence des gangs. C’était sans compter l’apparition d’anges qui se battent contre leur propre « frère » et qui, rapidement, s’enfuient avec Paige, la petite soeur, entre les bras. Penryn va alors trouver comme seul moyen pour sauver sa sœur de faire alliance avec l’ange blessé tandis que ce dernier n’a d’autre choix que d’accepter le marché.

Une trame plutôt alléchante, en somme. On plonge directement dans l’action, dès les premiers chapitres. Les aventures de Penryn et Raffe, l’ange blessé, sont nombreuses et parsemées d’embûches. Certaines scènes sont vraiment gores, il n’y a pas d’autres termes pour les caractériser. N’ayant pas été prévenue (oui parce que je n’avais quasiment lu aucune critique concernant ce roman), j’ai été un peu choquée par certains moments qui sont vraiment, vraiment horribles. Cependant, cela ajoute de l’authenticité à l’histoire qui nous parait vraiment réelle. De plus, ces scènes mettent le doigt sur de nombreuses questions qu’on se pose tout au long du roman et qui trouvent (certaines) réponses en fin de livre. J’ai vraiment aimé l’originalité de cette histoire. Personnellement, je n’avais jamais vu d’anges venus conquérir la planète terre (pour on ne sait vraiment quelles raisons, soit dit en passant).

« – Où est-ce qu’ils ont emmené ma sœur ?
Une émotion presque imperceptible passe dans ses yeux, mais disparaît avant que j’ai eue le temps de l’identifier.
– Comment veux-tu que je le sache ?
– Parce que tu es une de ces saloperies puantes.
– Oh … Tu viens vraiment de me blesser, là. »

J’ai aussi adoré les deux protagonistes, Penryn et Raffe. Les femmes d’abord, commençons par Penryn. Jeune fille de 17 ans, elle est vraiment forte et courageuse. Malgré la peur qui la tiraille presque constamment, elle réussit à passer au-dessus pour protéger, puis sauver, sa petite sœur. Sans oublier qu’elle doit s’occuper d’une mère complètement folle qui n’a aucun sens maternel et qui ne pense qu’à se protéger des démons qu’elle voie. J’aime aussi beaucoup la loyauté qu’à Penryn envers ses proches et, assez rapidement, envers Raffe. Ce qui m’a vraiment beaucoup plu est le fait que Penryn n’essaie pas d’être l’héroïne de l’histoire : bien-sûr, elle veut que la situation change et que les humains reconquièrent leur monde mais pour autant, elle ne va pas se dissiper. La jeune fille se concentre sur sa sœur, sa famille et leur sûreté. Elle n’en fait pas des tonnes et je l’ai adoré pour cela. Raffe est assez flou durant tout le roman, je trouve. Même si on découvre quelques facettes au fur et à mesure, je n’arrive toujours pas à véritablement le cerner. Sa force de caractère est indéniable. J’ai adoré son humour et son côté cool tout en étant parfaitement conscient des risques et du danger. Raffe n’est pas le héros qu’on retrouve dans beaucoup de roman, il a des faiblesses malgré son statut ce qui fait de lui un personnage réellement plausible.

Concernant la romance, il n’y a seulement que quelques touches, ici et là, si bien qu’on ne sait pas vraiment ce qu’il se passe et s’il s’agit vraiment de rapprochement ou non. La trame est complètement dirigée sur le sauvetage de Paige, en d’autres termes, l’accès au nid des anges. J’ai trouvé chouette le fait que les choses-qui-ressemblent-à-des-rapprochements-mais-qui-n’en-sont-pas-vraiment soient réalisées du côté de Raffe. Même si Penryn ouvre assez vite les yeux. Faut dire que quand on a en face de nous un ange (qui fait le méchant mais qui, au fond, est plutôt sympa) avec un humour décadent (je soutiens les personne ayant un humour peu évolué comme le mien), ben on reste pas de marbre très longtemps. J’ai vraiment trouvé leur début de romance crédible et, même si il ne se passe pas grand chose, déjà tumultueuse. Ça promet du grandiose pour le prochain tome !

Pour conclure, c’est un coup de cœur que j’ai eue en lisant Angelfall. L’originalité, la violence, l’humour, l’aventure forment une jolie danse qui nous fait valser jusqu’à ce que les dernières pages soient dévorées ! Les personnages principaux sont aussi attachants que les personnages secondaires (et je dois avouer que j’ai bien aimé la maman, elle m’a fait autant rire que me sentir mal-à-l’aise). Ils ont tous leur rôle à jouer ce qui donne une trame riche et complète qui nous fait tenir en haleine même une fois le roman terminé. J’ai vraiment hâte de découvrir le tome 2 !

« – Sache que je ne plaisante jamais avec mon statut de guerrier demi-dieu.
– Mon Dieu !… Tu n’es qu’un oiseau qui se la pète. Ok, tu es musclé. Mais tu sais, un oiseau n’est qu’un lézard un peu évolué. C’est ce que tu es.
Il glousse.
– Ah, l’évolution…(Il se penche vers moi comme s’il allait me murmurer un secret à l’oreille.) Juste histoire de préciser… Je suis aussi parfait depuis la nuit des temps.
[…]
– Oh, s’il te plait… Ton énorme tête risque de ne plus passer entre les arbres, si tu continues. Tu risques même de te retrouver coincé entre deux branches, tu sais. Et après ça, il faudra encore que je vienne te sauver. (Je lui lance un regard fatigué.) Encore ! »

❧ Ma note : 

19/20

« Je ne me le suis jamais dit jusqu’à maintenant, mais je me sens fière d’être humaine. Nous sommes bourrés d’imperfections, faibles, confus, violents, et nous avons énormément de problèmes à gérer. Mais je suis fière d’être la Fille de l’homme, dans l’ensemble. »

ange

Passionnément Livres.